Le Collectif Pêche & Développement m’a convié à intervenir à l’occasion de la « Journée mondiale des
pêcheurs » qui avait lieu samedi 21 novembre dernier à Lorient.
Pêche & Développement est une association loi 1901 dont le but est de « promouvoir un développement solidaire et durable du secteur de la pêche et de l'aquaculture ». Pour en savoir plus : www.peche-dev.org.
Cette table ronde intitulée « Pour une autre politique commune de la pêche » m’a permis de développer certains points d’actualité.
Le report des « mesures techniques ».
Ces mesures qui visent à rendre la pêche plus sélective sont ressenties comme brutales par les pêcheurs. Leur report a été obtenu grâce à la
détermination de Bruno LEMAIRE, le Ministre français de l'Agriculture, de l'Alimentation et de la Pêche, lors du conseil Agriculture et Pêche de Bruxelles vendredi dernier et de mon intervention
auprès de mes collègues espagnols, italiens et portugais. Nous ne sommes pas contre toutes les mesures techniques mais celles-ci doivent être réétudiées dans le cadre de la codécision rendue
possible par le traité de Lisbonne.
Mon opposition au Quotas Individuels Transférables.
Cette mesure aurait pour conséquence de provoquer la spéculation au détriment de la
pêche artisanale. Les « QIT », mis en place en Islande, ont été un échec. Nourrissons notre réflexion des expériences déjà menées.
Territorialisation des politiques communautaires.
Il me parait en effet nécessaire d’appliquer la Politique Commune de la Pêche en
respectant les particularités de chaque territoire.
Importation.
60% du poisson consommé en Europe est issue de l’importation de pays tiers. Ce
chiffre doit nous amener à réfléchir sur le sens de la Politique Commune de la Pêche. Nos pêcheurs sont en effet astreints à un certain nombre de règles ou de quotas alors que leurs concurrents ne
le sont pas. Nous n’avons, par exemple, aucune traçabilité sur des produits issus de l’aquaculture en Extrême-Orient. J’ai donc souhaité être le rapporteur d’un rapport d’initiative sur les
importations de poissons en Europe. Je présenterai mes conclusions au cours du premier semestre 2010.
Echange entre les acteurs.
Après quelques mois passés dans mes nouvelles fonctions de Vice-président de la
Commission Pêche du Parlement européen, je fais un constat : les acteurs de la pêche ne dialoguent pas suffisamment ensemble. Voilà pourquoi, je souhaite favoriser l’échange entre les
pêcheurs, les experts et les parlementaires.
La matinée de samedi était d’ailleurs un bel exemple d’échange entre les différents acteurs. Félicitations aux
organisateurs et merci à eux de m’avoir invité à leur table-ronde.