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Mercredi, j'ai avec Pierre-Georges Dachicourt, invité des membres de la Commission de la pêche au Parlement européen à discuter des enjeux de la politique commune de la pêche (PCP) pour la France.

 

Carmen Fraga, Maria Patrao Neves, Werner Kuhn, Catherine Trautmann et moi-même avons débattu avec les représentants du CNPMEM, Pierre-Georges Dachicourt, Hubert Carré et Daniel Lefèvre.

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Photo : Emilie Herrbach (assistante d'Alain Cadec) Werner Kuhn (membre de la Commission Pêche)  Catherine Trautmann (membre de la Commission Pêche) Alain Cadec (Vice-Président de la Commission Pêche) Carmen Fraga (Présidente de la Commission Pêche)

 

Nous avons échangé sur les enjeux de la PCP, notamment la gestion de la flotte et des possibilités de pêche. Aujourd'hui, la Commission souhaite proposer la mise en place des quotas de pêche individuels transférables à tout professionnel ou entreprise du secteur. Je dénonce ce système de régulation qui mettrait en péril l'avenir de la pêche artisanale et favoriserait la spéculation.

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Photo : Hubert Carré (représentant CNPMEM) Pierre-Georges Dachicourt (Président CNPMEM) Daniel Lefèvre (membre CNPMEM) Maria Patrao Neves (membre de la Commission Pêche) Jean-Christophe Roubain (Représentation permanente de la France au Parlement)

 

Mes collègues ont bien compris l'opposition des Français aux quotas individuels transférables. Maintenant, ce qu'il faut c'est trouver une solution pour avancer dans la réforme. Les Etats membres doivent pouvoir choisir comment gérer leurs quotas. La France souhaite continuer la gestion collective des quotas et je défendrai cette position. En revanche, je m'oppose à toute introduction des quotas individuels transférables pour la pêche artisanale dans l'union.

 

En ce qui concerne la fixation des TAC et quotas, les pêcheurs français veulent pouvoir confronter les avis scientifiques avec les données empiriques des professionnels de la pêche. Aujourd'hui, nous constatons des contradictions entre les quotas de pêche autorisés après avis des scientifiques et la réalité des stocks. Certaines pêches comme la raie brunette sont interdites par la Commission européenne mais cela ne fait qu'augmenter les rejets, contre lesquels lutte la Commission. C'est très contradictoire.

 

La Commission rendra ses propositions au Parlement en juin 2011 pour l'ouverture des négociations entre le Parlement et le Conseil.


Jeudi 3 février 2011 4 03 /02 /Fév /2011 17:00
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