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J’étais mardi aux cotés des éleveurs laitiers qui s’étaient réunis à Hillion pour un épandage de lait. Bien que venu pour témoigner de ma solidarité avec eux, j’ai tenu à apporter une précision : je ne suis pas favorable à de telles méthodes de revendication. Le lait est un symbole de l’alimentation des Hommes, je n’accepte pas de le voir déversé dans les champs. Toutefois, je dois admettre que cette méthode leur permet d’être entendus.
Dans mon propos, j’ai souhaité saluer l’action de Bruno Le Maire, et de son homologue polonais Marek Sawicki, qui ont appelé la Commission « à prendre des mesures d'urgences » à l'échelle de
l'Union en proposant une augmentation temporaire des prix d'intervention et des aides à l'exportation de beurre, de poudre et de fromage.
La France à quand à elle annoncé 250 millions d’euros de prêts. La réunion entre le Ministre et les banques a débouché sur 250 millions d'euros de prêts à 3 % pour les jeunes producteurs et les investisseurs récents, avec un différé de remboursement de deux ans.
J’ai bien conscience que ce ne sont que des mesures d’urgence et que nous devons travailler sur le long terme. C’est pourquoi la délégation française du Parti Populaire Européen défend des quotas « nouvelle génération » qui remplacent l’ancien système vieux de 25 ans mais qui permettent de réguler la production laitière. Dix-neuf pays en Europe sont désormais favorables à cette proposition franco-allemande, la commission va donc devoir s’adapter.
Nous avons également, par l’intermédiaire de Christophe BECHU et Michel DANTIN, proposé d'augmenter temporairement le niveau des prix d'intervention et de mettre en œuvre un véritable soutien à la consommation des produits laitiers (par exemple extension du programme "lait aux écoliers" et des programmes de promotion de la commercialisation des produits laitiers).
Les producteurs laitiers connaissent une crise sans précédent. N’oublions pas non plus les éleveurs de porcs et les légumiers qui traversent une crise longue. Au-delà des débats du moment, c’est
une question de fond qui se pose à nous : quelle agriculture voulons-nous en France et en Europe pour les 50 prochaines années ?